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L'internat

Comment était l’internat ?

  L’internat créé en 1930 accueille très vite de nombreux pensionnaires : ils étaient une cinquantaine en 1936.
Il y avait deux dortoirs, un grand (45 places) dans le bâtiment au dessus du bureau du directeur, un petit au dessus des cuisines pour les petits ou pour les séminaristes.
Avec la guerre, des citadins venaient se réfugier à la campagne, ils étaient pensionnaires. Des chambres étaient trouvées en ville chez l’habitant.

« L’abbé Bazin était comme un père de famille pour les pensionnaires. Il avait bien soin d’eux, et quand ils étaient malades il les emmenait dans sa chambre et leur badigeonnait le dos de teinture d’iode et leur “payait” un grog. » (1936-1938)

« Il y avait le dortoir des petits sous la chapelle avec un escalier descendant près du réfectoire. Le dortoir des grands était au 1er étage au dessus des classes primaires.
A partir de la 5ème, nous dormions au château Séchet où avait lieu aussi l’enseignement.
. » (1939-1945)

« Le grand dortoir était occupé par les Allemands … à ce moment, en 1940, il arrivait des jeunes gens de la capitale, fuyant le danger et les restrictions. Nous fûmes donc obligés, pour quelques uns d’aller loger en ville chez l’habitant. 5 d’entre nous logeaient chez Melle Chaponnais et 8 chez Mme Busnot, rue du Dr Barrabé, dont moi-même, logés dans une grande salle et le surveillant, M. Gabriel Auguste, dans la tour dominant la rue des Fossés Plissons. Je garde un très bon souvenir de ces moments. » (1940-1941)

« Les pensionnaires du primaire étaient regroupés la nuit dans un petit dortoir confié à Mme Leroux, l’épouse du professeur de gymnastique. Le couple occupait une chambre attenante…L’atmosphère du petit dortoir était rassurante…Nous n’avions ni lavabo, ni cuvette individuels. La toilette, en attendant la sortie du dimanche, se résumait à un long débarbouillage du visage et des mains et à un brossage de dents effectués le long d’un lavabo collectif. » (1942-1945)

«Le jeudi, jour de douche pour les pensionnaires, on était installés comme des chevaux dans leur box, un alignement de diverses rondetés … la dame économe chargée d’ouvrir et fermer les vannes.» (1954 - 1960)

«Après la toilette, je me souviens d’une inspection des mains, des ongles, des oreilles… »

« Un escalier descendait des classes vers la cuisine en passant par le préau. Sous cet escalier, un local était destiné au cirage et au rangement des chaussures, on l’appelait le ciroir. Un effluve indéfinissable flottait en permanence dans ce lieu.»  (1960-1965)

« Une chambre pour nous au Sacré-Cœur
Afin de nous permettre de conserver un cadre plus familial et vu notre bas âge, 6 ans et demi, l’abbé Letellier, nommé nouvellement directeur du Sacré-Cœur en remplacement de l’abbé Bazin, avait autorisé, ou peut être, suggéré à nos parents que nous puissions, mon frère et moi même, apporter quelques jeux dans notre chambre. Celle ci était à proximité du petit dortoir dans lequel était installée une dizaine de pensionnaires et à coté de celle de l’abbé Guérin, professeur d’histoire. Il faisait office de surveillant. Il fermait les lumières le soir et réveillait les jeunes le matin.
» 

« Notre chambre disposait de deux lits, d’une table, de deux petites commodes pour mettre nos affaires personnelles. Parmi nos jeux, nous avions apporté un baby foot et une collection de BD de Tintin.
Le soir, notre chambre était régulièrement occupée par les grands, ils venaient faire des parties de baby par petits groupes, d’autres venaient chercher les albums de bandes dessinées pour les lire, soit dans notre chambre ou dans le dortoir. Cette chambre était animée le soir avant l’extinction des feux.
Ce petit moment de bonheur accordé aux pensionnaires du petit dortoir, à notre grande surprise, nous a permis d’avoir quelques privilèges de protection. En effet, si dans la cour un grand ou un moins grand se permettait de nous agresser, aussitôt, l’un ou plusieurs d’entre eux s’interposaient. C’était peut être un moyen pour nos voisins du petit dortoir de nous remercier.»
 (1962 - 1971)

« Avant de monter au dortoir, nous passions au ciroir prendre les chaussons. Deux fois par semaine, on cirait les chaussures » (1963-1968)

« L’internat était rudimentaire, pas de box. . » (1971-1975)

Les pensionnaires, parfois, apportaient leur lit et leurs couvertures.
Les filles dormaient et prenaient leurs repas à l’Ange-Gardien, seuls les garçons étaient logés au Sacré-Cœur.

« Pensionnaire, la seule fille parmi 16 garçons. Comme j’étais la seule fille, je dormais dans une petite chambre aménagée dans une salle d’anglais qui avait du servir autrefois pour un surveillant d’internat. » (1984-1986)

« L’internat ne comportait que 4 lits et il ne devait y avoir que 3 pensionnaires. » (1986-1990)



Pourquoi étiez-vous pensionnaire ?

« J’étais pensionnaire car j’habitais à Céaucé, environ 12 kms où ma mère, veuve, tenait un petit commerce. Et les moyens de communication à l’époque, c’étaient le train, pas le TGV mais, plus rigolo un bon vieux teuf-teuf, les carrioles à cheval que l’on voyait dans la cour à la rentrée pour ceux dont les parents étaient paysans ou tout simplement les jambes !!! » (1942-1945)

« J’étais pensionnaire car mes parents me trouvaient trop malicieux. Pour me punir, ils m’ont envoyé en pension au Sacré-Cœur. . » (1946)

« Les transports scolaires n’étaient pas comme maintenant, et c’était encore le temps où la pension devait dresser les enfants. » (1968-1972)

« Parce qu’à cette époque là, on ne sortait pas en voiture comme maintenant, j’habitais Lonlay l’Abbaye. » (1970-1974)

« Seulement en Sixième, pour moins de fatigue, j’habitais La Chapelle d’Andaine » (1970-1975)

  L’internat disparaît dans les années 80. Les transports scolaires permettent aux élèves des communes environnantes de rentrer chez eux tous les soirs. Les pensionnaires étaient devenus peu nombreux et l’internat en déficit.
En 1982, les sept filles internes ne sont plus accueillies à l’Ange-Gardien mais placées en ville dans des familles. Il ne reste plus qu’une seule interne en 1990, elle a une chambre particulière, éloignée de celle des 3 ou 4 garçons internes qui sont encore là.
Les pensionnaires ont des responsabilités :

« Durant la première année, je devais m’occuper de la chaudière, du chauffage.
La deuxième année, j’étais “réglementaire”, c’est à dire que je devais sonner la cloche, qui se trouvait à droite en montant le perron. Il fallait prévenir quelques minutes avant la rentrée.
Les élèves étaient récompensés. L’abbé Bazin les emmenait à la kermesse de Saint Cornier des Landes, d’où il était originaire ou encore à Lisieux.
» (1936-1938)

« Vu mon jeune âge (entré pensionnaire à l’école à 6 ans et demi), j’étais de petite taille et l’abbé Bazin m’embauchait à nettoyer la chaudière du chauffage central dans laquelle je coulais pour la nettoyer à la brosse métallique. » (1954-1960)

Quand les élèves rentraient-ils chez eux?

« Aux vacances seulement. » (1936-1938)

« Si on avait de bonnes notes, on pouvait partir le dimanche.. » (1940-42)

« Il m’est arrivé une fois d’être puni et de devoir rester le samedi soir et le dimanche dans l’établissement parce que M. Heuzé avait estimé que, cette semaine là, mes résultats avaient été décevants. » (1942-1949)

« Chaque dimanche matin après la messe. » (1959-1965)

« En fin de semaine, samedi soir tous les 15 jours. » (1962-1965)

« Pour nos premières années de pension, notre père venait nous chercher le mercredi soir parfois tard pour nous ramener à la maison. Nous restions jouer et faire les devoirs le jeudi, et nous repartions le vendredi matin au Sacré-Cœur jusqu’au samedi soir. Plus tard, nous étions en pension toute la semaine. » (1962-1971)



Y avait-il du bruit, des batailles de polochons ?
Quelle était l’heure du coucher ?

« Une nuit, au dortoir, un camarade, dont le père était marchand de vêtements avait bradé, debout sur son lit, un lot de vêtements.
Il arrivait que nous restions sans surveillance, l’abbé Bazin rentrant parfois assez tard.
Une fois que je bavardais ainsi avec mon voisin de lit, Albert Gahéry, l’abbé Bazin, arrivant sans bruit, nous avait virés tous les deux, matelas par dessus matelas.
» (1936-1938)

« Le chahut dans les dortoirs n’était guère possible car la présence du surveillant ayant sa chambre à proximité ne le permettait pas. Cependant, un soir un élève eut l’idée de remplir d’eau la cloche utilisée pour ponctuer les horaires de la journée, ce qui permit au préposé du réveil de prendre une douche matinale. . » (1941-45)

« Un soir de mai, en allant au dortoir, j’ai redescendu les escaliers en cachette pour aller ramasser des hannetons qui se trouvaient dans un grillage près du dortoir Foch.
Je les ai mis dans ma poche et je les ai lâchés dans le dortoir. Pour ne pas me faire reconnaître, je me suis aussitôt couché sous mes draps. Ca a été la cohue générale mais malheureusement, il y en a qui m’ont dénoncé. Quand l’abbé Bazin l’eut appris, il a fallu que j’apprenne l’alphabet jusqu’à temps que je le sache par cœur. J’ai pleuré.
» (1946)

« Pour le dortoir de 40 élèves, petits, moyens, grands, chaque groupe dans son coin. Une discipline de fer était établie sous la férule de l’abbé Alexis Lebascle, préfet de discipline. Il fallait respecter tout un cérémonial pour le déshabillage et la mise en pyjama. » (1946-1952)

« Une année dans le dortoir du père Lebascle, sévérité, silence. Une année dans le dortoir des séminaristes avec le père Bazin, chahut, jeu de 1000 bornes avec le père Bazin. » (1958-1960)

« On jouait aux cartes. Le silence était de rigueur à l’extinction des feux » (1963-1968)



Que faisaient les pensionnaires quand il n’y avait pas école ?

« « Le jeudi, les pensionnaires avaient étude jusqu’à 12h sauf les collés, et l’après-midi, il y avait une promenade d’environ 15 km. Le soir, il y avait encore une demi-heure d’étude.
Le dimanche matin, il y avait un peu d’étude et ils allaient à la messe en ville. Ils prenaient le repas et l’après midi, il y avait les vêpres pendant ¾ d’heure à une heure.
» (1936-1938)

« Avec ses jeunes anciens, l’abbé Bazin aimait organiser des excursions à bicyclette.
Nous étions allés jusqu’à Luc sur Mer sur 3jours avec un accident en descendant la côte des Limbes (Saint Bômer) et un accueil au presbytère du Chatellier pour soigner les blessés (très légers !) et réparer les vélos
. » (1936-38)

« Le jeudi, c’était la promenade dans les environs de Domfront : le Tertre Sainte Anne, le Tertre Chapon, la Tour Achard et la Fosse Arthour. Une fois, nous étions allés dans une ferme à Rouellé avec une petite voiture à bras et nous avions rapporté un porc détaillé dissimulé sous des branches de lierre. Le retour de ces promenades se faisait dans la joie et des chansons : J’ai perdu le do de ma clarinette, le sire de Framboisy, etc… » (1940-1941)

« Promenade dans des lieux interdits. Avec de la neige, on a fait une reproduction de la grotte de Lourdes. » (1940-1942)

« Mis à part les jeudis réservés aux entrainements de football, des jeux de piste étaient organisés ainsi que des affrontements entre deux camps différenciés par des couleurs, ceci dans les bois et rochers au-delà de la Varenne face au château » (1941-1945)

« Le soir, au réfectoire, à l’issue du repas, l’abbé Bazin, qui était présent, organisait des jeux et des chants. Il est même arrivé qu’il nous présente un conférencier. Nous avons écouté le metteur en scène du film « l’appel du silence », consacré au père Charles de Foucauld. » (1942-1945)

« Le jeudi, nous allions en équipes de 5 ou 6 ramasser les pommes à cidre dans les fermes environnantes et il y avait un concours : quelle équipe ramasserait le plus de paniers de pommes. » (1954-1960)

« L’abbé Bazin m’a emmené sur sa moto manger chez … Dieu est bon, il m’a gardé en vie ! » (1958-1960)

« Nous sommes allés en train à la St Denis à Montilly. Messe le matin mais il a fallu partir avant la fin à cause de l’heure du train. Arrivés à Montilly, il y avait une messe mais elle était déjà bien commencée. Résultat, au retour le dimanche soir, il a fallu assister à une messe valable et complète, la 3ème ! » (1958-1960)

« Sortie dans les bois : la Haute Chapelle, Frileuse, la Roche Branlante. » (1959-1967)

« Promenade, jeux, étude, parfois préparation de spectacles » (1965-1967)

« Le mercredi, jour de repos pour les pensionnaires, on se retrouvait (les filles) avec les garçons pensionnaires au château, dans les bois et on jouait à cache-cache. » (1978-1982)