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Les élèves

Où habitiez-vous ? Comment veniez-vous au collège ?

  Aujourd’hui comme hier, beaucoup d’élèves viennent de Domfront et surtout des communes rurales environnantes. Les moyens de transport ont évolué. La marche à pied et le vélo ont été remplacés par la voiture et les cars scolaires.

« Pendant la guerre 39-45, il y avait beaucoup d’enfants pensionnaires de la région parisienne, même des juifs qui se cachaient » (1935-1943)

« Les gars de Domfront nous (gars de Céaucé) prenaient pour des ploucs, des bouseux, ils avaient peut-être raison mais c’était très humiliant. . » (1958-1960)

  Autrefois certains venaient à pied de Domfront, Saint-Front et parfois de plus loin.

« De Lonlay l’Abbaye tous les jours” (1928) car il n’y a pas encore d’internat » (1940-1941)

« Je venais à pied matin, midi et soir (Domfront), d’autres faisaient 6 et 7 km matin et soir l’hiver en sabots » (1942-1945)

  Pendant la Seconde Guerre Mondiale, une vingtaine ou une trentaine d’élèves citadins mis au vert à Domfront venaient par le train. Ils arrivaient parfois en retard.
  Des élèves venaient aussi en vélo de Domfront, Saint Mars, Saint Bômer, Barenton...:

«Depuis un village près d’Avrilly, je venais tous les jours en vélo. Il y avait 6 km. Les jours de pluie, j’avais les pieds trempés et l’hiver j’avais peur pour rentrer le soir, de nuit. En hiver, j’avais droit de m’approcher du radiateur en arrivant le matin pour chauffer les pieds et genoux rougis de froid. » (1935-1943)

Les plus anciens ont connu la carriole :

«J’habitais à Saint Cornier des Landes. Je venais en carriole à l’école avec un seul cheval.» (1946)

Puis arrivent les cars

«De Mantilly par le car à Monsieur Lebossé” (1940-42) “de Saint Fraimbault en car Lebossé à la gare » (1936-1945)

«Je venais soit en automobile, soit le plus souvent par le car Bidard de Lonlay » (1939-1945)

Puis vient le temps de l’automobile et des transports scolaires. Les cars vont chercher les élèves dans les communes environnantes.

«J’habitais dans la campagne environnante à environ 15 km et je venais tous les matins en car, là encore ce sont d’excellents souvenirs, les cars de ramassage scolaire sont les lieux de sociabilité. Je me souviens encore de mon voyage en car pour ma rentrée de 6ème où les grands nous racontaient qu’en arrivant, on se ferait bizuter, que nos pantalons tous neufs allaient être déchirés. J’en étais malade. » (1995-1999)



Y avait-il des filles dans l’école ?
Garçons et filles étaient-ils séparés ?

«  Il n’y avait pas de filles à l’école mais en classe de 4ème, nous nous rendions à l’Ange-Gardien pour suivre des cours de mathématiques. C’était le premier cours mixte que j’ai connu » (1960-1965)

« A la fin, il y eut aussi les filles. Les grands élèves du Sacré-Cœur allaient à l’Ange-Gardien pour certains cours mêlés, c’était mieux que rien. . » (1963-1966)

  L’arrivée des filles en 1965 a été une révolution au Sacré-Cœur. Les filles avaient leur cour de récréation.
Au début, elles ne pouvaient fréquenter la cour des garçons puis elles purent y aller. En revanche, aujourd’hui, la cour des filles est toujours interdite aux garçons sauf en cours d’EPS pour les matchs de basket.

« L’allée centrale dans la classe séparait les garçons et les filles » (1966-1970)

« A partir de 1971, les filles ont eu la permission d’aller dans la cour des garçons. » (1969-1973)

« Le collège était mixte mais les classes étaient déséquilibrées. J’ai le souvenir qu’il y avait plus de filles dans les bonnes classes et plus de garçons dans les classes en difficulté » (1985-1987)



Portiez-vous un uniforme, une blouse ?
Quel était le style vestimentaire à votre époque ?

  Il n’y a jamais eu d’uniforme ou de tenue imposée. Autrefois, les internes avaient, pour les sorties, une casquette marquée des initiales du Sacré-Cœur.
De nombreux élèves portent une blouse, il n’y a pas de caractère obligatoire ni de couleur imposée, c’est un moyen de protéger les vêtements.
On retrouve encore la blouse pour les expériences en sciences physiques.

«  Une casquette avec les initiales du Sacré-Cœur et une blouse noire » (1936-1938)

«  Blouse obligatoire, casquette de sortie le dimanche, casquette collège bleu marine avec S.C en lettres d’or . » (1935-1943)

« Pas d’uniformes mais tous les élèves en blouses noires ou grises, pas de coiffure obligatoire. Beaucoup portaient des galoches de cuir avec chaussons. » (1939-1945)

« Je portais une blouse grise et des chaussures en cuir avec des semelles de bois » (1946)

« Rien n’était imposé sur ces deux points. Nos parents nous imposaient une petite bande de tissu à poser sur le banc avant de s’asseoir pour ne pas user prématurément le fond du pantalon, ainsi que des manchettes qui devaient être mises autour des avant-bras jusqu’après les coudes, là aussi pour ne pas percer les vestes. Nous étions plusieurs, même en secondaire, à porter ces manchettes. Dois-je préciser que c’était l’après-guerre et que nous étions cinq frères et sœurs. Je peux affirmer n’avoir jamais omis de mettre ces manchettes avant les cours et les heures d’études.
Nous allions à l’école en pèlerine, pièce de tissu qui couvrait le corps jusqu’aux genoux, tandis que deux fentes permettaient de passer les mains. Nos chaussures après-guerre étaient des galoches cloutées. Avec les cailloux de la cour, les chaussures n’auraient pas duré le semestre, car le sport numéro un était déjà le football.
» (1945-1952)

«  Coté vestimentaire, c’était la liberté totale » (1956-1961)

«  La blouse était obligatoire. Les filles mettaient des jupes, peu de pantalons. Peu d’élèves suivaient la mode. . » (1965-1969)

« Ni uniformes, ni blouse, ni coiffure obligatoire. Il semblait y avoir une sorte d’autodiscipline en ce domaine. » (1966-1970)

« Le style vestimentaire était simple, sans souci des marques et je ne me souviens pas que l’habillement ait traduit des distinctions dans cette école qui accueillait enfants des campagnes du Passais et enfants de la bourgeoisie domfrontaise. Pour les garçons, les vêtements ne constituaient pas vraiment de centre d’intérêt » (1966-1970)

«  A partir de 1974, la mode était aux pattes d’éléphants. » (1971-1975)

«  Jeans moulants, pulls longs, chemises longues, boots en cuir . » (1976-1980)

« Pantalon moulant, sweat blousant, Knickers » (1979-1983)

« Cheveux longs, jupes plutôt courtes, pantalons moulants, vestes en jean » (1981-1984)

« Jean et tee-shirt, survêtement, pantalon de toile, pullover. » (1985-1989)

« Le mien, jean, sweat ou jupes très longues et très courtes. Les années 90, un peu comme maintenant. Il y a toujours ceux qui souhaitent montrer leur niveau social ou leur appartenance avec des marques, à l’époque c’était Chevignon pour les écharpes, et ceux qui les envoient balader, dont moi, avec mes vêtements Tati ou faits maison. . » (1988-1992)

« Le style vestimentaire de l’époque était sobre mais libre dans la limite du respect » (1994-1998)

«  Il y a eu la mode des cottes et des chaussures compensées. Certains étaient aussi très attachés aux marques chères » (1997-2001)

« Pas d’uniforme mais une tenue correcte était exigée. Pas de nombril apparent par exemple » (1997-2001)



Aviez-vous une coiffure obligatoire ?

«  Coiffure obligatoire : cheveux courts » (1966-1968)

«  Pas de cheveux longs pour les garçons, et les filles cheveux attachés (queue de cheval). . » (1975-1977)

« Pas de coiffure obligatoire, par contre aucun maquillage » (1976-1980)

Est-ce que les élèves manquaient parfois l’école ?

Parfois les enfants de cultivateurs manquaient l’école pour les travaux agricoles mais c’était assez rare, les enfants de commerçants manquaient également les jours de foire.

« Les jours de neige, je ne venais pas à l’école, ni quelques jours à la fenaison . » (1935-1943)

Certains ne peuvent pas non plus rater l’ouverture de la pêche.



A quel âge et en quelle classe arrêtait-on souvent l’école ?
Quel examen avez-vous passé au Sacré-Cœur ?

Autrefois, la plupart des élèves arrêtaient leurs études au Certificat d’Etudes Primaires. Il y avait le CEP Privé et Public.

En 1935, vingt-trois élèves ont obtenu le Certificat d’Instruction Primaire

Au Sacré-Cœur, après le CEP, les élèves peuvent faire deux années d’études primaires supérieures, avec enseignement de l’agriculture et de la comptabilité.
La scolarité est obligatoire jusqu’à 13 ans avant 1936 puis14 ans, et, à partir de 1959, jusqu’à 16 ans.

En 1947, le Brevet d'études du premier cycle du second degré, BEPC, est créé. Entre 1977 et 1985, cet examen est remplacé par un contrôle continu.
Depuis 1986, les élèves de 3ème passent le Brevet des Collèges. Ils peuvent même espérer aujourd’hui décrocher une mention.

« J’ai passé mon certificat d’études à 13 ans puis fait une année au cours supérieur, on perdait un peu notre temps, pour tenir jusqu’à l’âge obligatoire de sortie, 14 ans. . » (1935-1943)

« Après la 3ème, à peine la moitié des élèves continuaient au lycée en 2nde générale . » (1966-1970)

« Je n’ai passé aucun examen car c’était l’année où on délivrait le BEPC par rapport aux notes de l’année . » (1978-1982)

Aujourd’hui près de 100 % des Troisièmes quittent le Sacré-Cœur avec le Brevet en poche.

De plus en plus d’élèves poursuivent leurs études après le collège : CAP, BEP, bac général, technologique ou professionnel.

Les élèves de 3ème de section européenne passent, le plus souvent avec succès, le DEC, diplôme européen de compétence.
Des élèves volontaires participent aussi à des concours.
Depuis plusieurs dizaines d’années, les jeunes historiens sont nommés au palmarès du concours de la résistance et de la déportation.
Les matheux participent au concours Kangourou ou Intégral. Il y a aussi, chaque année, le concours d’orthographe.