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Historique du collège Sacré-Cœur de 1908 à 2008

Cet essai de reconstitution de l’histoire de l’école et de la vie de ses élèves s’appuie sur deux sources : d’une part, le Publicateur libre, journal local, a suivi l’évolution du Sacré-Cœur, d’autre part, il s’appuie sur les témoignages de ceux qui y ont passé plusieurs années, à différentes époques.

Pour cela, des élèves du collège ont préparé un questionnaire qui a été envoyé aux anciens, et c’est donc une synthèse des réponses reçues (150) qui est ici proposée.

Les phrases en italiques entre guillemets sont des citations d’anciens élèves, et figure entre parenthèses, leur date de présence à l’école.

 

1908 Ouverture de l'école

    En 1905 est promulguée la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Cette même année, l’Union immobilière domfrontaise est fondée. Avec l’archiprêtre Amiard, elle acquiert des parcelles sur lesquelles vont être construites les premières classes primaires en 1907. L’histoire du Sacré-Cœur commence.

« Nous sommes heureux d’apprendre qu’une Ecole libre de garçons ouvrira à Domfront, rue de la Gare le lundi 5 janvier 1908. Elle sera dirigée par M. Agrinier qui, tout en donnant aux enfants un enseignement chrétien, les préparera au certificat d’études et au Brevet élémentaire. » Publicateur de l’Orne, 22 décembre 1907

    Les débuts sont modestes. Le nombre d’élèves est peu important. Il n’y a que deux ou trois classes. Il n’y a pas de cantine.

« Je suis entré à l’école du Sacré-Cœur en 1931. A cette époque, il existait un bâtiment, celui construit en briques comprenant deux classes, au centre face à l’entrée, le bureau du directeur, les deux classes servaient l’une pour le cours élémentaire (CE1-CE2), l’autre pour le cours moyen (CM1-CM2) ; au fond de la cour se trouvait la classe préparatoire (CP). Sous le théâtre du moment (salle Foch), c’était si l’on peut dire le préau et l’accès par l’intérieur à la partie des coulisses et du plateau ou scène pour les spectacles. » (1931-36)

  La salle Foch est la salle du patronage de l’Immaculée Conception. Le patronage est tenu par les prêtres de la paroisse. Les jeunes Domfrontais y viennent le jeudi faire de la gymnastique, de la musique, du théâtre. C’est là qu’ont lieu les distributions de prix en fin d’année agrémentées de représentations théâtrales. Cette salle sert également pour les projections cinématographiques.

« Il y avait uniquement le bâtiment où sont cuisine et réfectoire et au-dessus la salle Foch pour cinéma et spectacles. Là où est le réfectoire, c’était le préau, où est la cuisine et desserte, c’était la cuisine, le réfectoire et le cours préparatoire de Melle Guillard. Puis, il y avait le bâtiment en briques. » (1930)

  M. Lemeur qui a remplacé M. Agrinier voit les effectifs baisser. En 1924, un jeune diacre arrive à Domfront, en 1926, l’Evêque le nomme vicaire. Cette même année, il prend la direction de l’école. Il y restera 40 ans. Avec lui, les effectifs augmentent d’année en année.

    En 1927, à coté de l’école primaire, est créé un cours secondaire. L’établissement continue son développement. En Primaire, les enfants sont accueillis à partir de 4 ans jusqu’au Certificat d’études. Il existe aussi une Section secondaire jusqu’à la Quatrième. Un internat commence à accueillir les enfants des communes environnantes ou plus éloignées.

 

1933-1935
Un agrandissement remarquable

    En 1933, grâce au dynamisme du directeur, l’abbé Bazin et au soutien de l’archiprêtre, l’abbé Dutertre, une nouvelle et importante extension voit le jour. M. Rouvière, architecte parisien en est le maitre d’œuvre. En effet, quatre classes et un grand dortoir sont construits dans le prolongement de l’ancien bâtiment de briques. Pour financer ces travaux, des kermesses sont organisées, les dons sont sollicités. L’abbé Bazin négocie pour obtenir les prix les plus serrés.

« La construction de nouveaux bâtiments s’est faite en deux temps, d’abord la partie des classes, puis la partie préau, appartements, chapelle. Ceci n’a pu se réaliser qu’avec l’aide de dons et de nombreuses kermesses et autres fêtes de charité, le tout, à l’initiative de l’archiprêtre Edouard Dutertre qui n’hésitait pas à faire de nombreuses visites dans le Domfrontais pour recevoir des fonds afin qu’il y ait une école digne de s’appeler le Sacré-Cœur. » (1931-36)

Les artisans locaux réalisent la construction : entreprise Rocher, maçonnerie, Poidevin, charpente-couverture, Cagna, maçonnerie, Lhomer, serrurerie, Chaventré, peinture-vitrerie, Lajoye de Flers et Chemineau, plâtrerie, Blanchetière, menuiserie et parquets, Ledos, électricité, Prel, menuiserie et parquets. Le chauffage central est installé par l’entreprise Clavières de Saint Lô.

Les matériaux locaux sont privilégiés. Les murs sont en moellons du pays, les encadrements de portes et fenêtres sont en brique de Beauvais Bénévolement, les paroissiens vont aller chercher et transporter, avec charrettes et chevaux, les matériaux nécessaires à la construction à la carrière Le Chippey aux Tanneries à Domfront. Les convois de charrettes ramènent moellons, cailloux, gravillons, sable pour le béton et la maçonnerie. Le sable venant des carrières Bidard de Lonlay l’Abbaye et des carrières Dromer est transporté par les entreprises Haurée et Leroux.

Les travaux débutent en janvier 1933 et la construction avance rapidement. Le chauffage central est installé, quel confort ! Il y a des radiateurs ronds au plafond. Pendant les vacances, on tasse le bois dans la cave pour garnir la chaudière l’hiver.

Un établissement tout moderne accueille les élèves.

« En 1933, nous nous trouvions dans les nouveaux locaux :          classe rose = CP, classe bleue = CE, classe jaune = CM ou classe du Certificat avec MP. Heuzé et le silence permanent,                      classe verte = cours supérieur avec M. Corbel. » (1930-1934)

36 lits sont commandés pour l’internat dès l’automne 1933.

En 1935, le pavillon de la Chapelle et quatre chambres pour les professeurs sont achevés. La chapelle a été construite au dessus du préau et des chambres des professeurs. L’architecte est toujours M. Rouvière.

L’intérieur de la chapelle est rose pour donner de la joie, les vitraux sont l’œuvre de M. Barillet, spécialiste parisien de vitraux et mosaïques.

Le Chemin de Croix est l’œuvre de M. Mériel Bussy en 1938. C’est à lui qu’est confié l’aménagement du chœur de la chapelle. M. Debert a réalisé la statue de Sainte Thérèse.

La cuisine et ses dépendances ont complété l’ensemble de la construction.

En 1936, on dénombre près de 50 pensionnaires et plus de 110 élèves. Deux blocs de 10 lavabos se trouvent à chaque extrémité du dortoir. C’est une école moderne, bien équipée, on y trouve le chauffage central et l’électricité.

Le 7 mai 1936, Mgr Pasquet vient bénir la chapelle de l’école. De nombreuses personnalités sont présentes. M. Roulleaux-Dugage qui vient d’être réélu député a tenu à apporter son soutien à l’enseignement privé.

Pendant la 2ème Guerre Mondiale

En septembre 1939, la guerre est déclarée. L’abbé Bazin et ses enseignants sont mobilisés, ils ne feront pas la rentrée en 1939. M. Forte-Gex prend la direction de l’école.

Le 22 juin 1940, c’est l’armistice. L’abbé Bazin a la chance d’échapper à la captivité; il retrouve la direction de son école à la rentrée 1940.

En 1940 les Allemands occupent une partie de l’école. Le préau abrite leurs véhicules. Ils utilisent les deux tiers de la cour pour leurs exercices. Ils sont installés dans la salle Foch.

« Les Allemands avaient besoin de locaux, ils voulaient en reprendre davantage à l’école. Des chefs devaient venir visiter. Il y avait un gars malade, un peu, dans le petit dortoir près de la cuisine. Des profs avaient installé une pancarte bien voyante : entrée interdite THYPHUS. Les Allemands ont pris peur et n’ont pas pris de nouveaux locaux. On les avait eus ! » (1935-1943)

« Un appareil photographique avait été volé aux Allemands. Réclamation brutale des Allemands. Le directeur trouve le coupable et fait rendre l’appareil, c’était un surveillant qui avait fait le coup, il a été renvoyé. Il y avait eu aussi des pneus de dégonflés, on a eu une semonce du directeur. Des femmes de ménage domfrontaises travaillaient pour les Allemands. Nous, on ne les aimait pas et nous les avons hué plusieurs fois, semonce du directeur.» (1935-1943)

« Quand nous étions indisciplinés dans la cour, les officiers allemands le faisaient remarquer à nos professeurs et les humiliaient. »

« La présence allemande à l’école était quotidienne. Les troupes d’occupation étaient implantées parmi les bâtiments. La consigne était de les ignorer autant que faire se peut, mais, lorsqu’un ballon s’égarait de leur coté, il fallait bien engager la conversation…Il arrivait que nos relations se compliquent. C’est ainsi qu’un de nos surveillants s’était avisé de siphonner de l’essence d’un de leurs camions. Il s’était fait surprendre et avait été emmené à la Kommandantur. Une certaine angoisse était palpable jusqu’au diner jusqu’à ce qu’on le voie arriver au dessert salué par une ovation. » (1940-1942)

« Au fond du réfectoire, existait une porte. Nous eûmes la curiosité de l’ouvrir après avoir résolu le problème de la serrure, un sombre couloir de quelques mètres nous permit d’accéder à un petit local qui n’était autre que la cabine du souffleur. Nous étions sous la scène du théâtre surprise ! Deux caisses qui contenaient des armes et des munitions. Personne ne sut notre découverte. » (1941-1945)



Cependant, jusqu’à la fin de la guerre, l’école accueille aussi des élèves réfugiés en province et les effectifs augmentent alors.

Il faut déménager des dortoirs et salles de classe en ville. Pour les plus grands, on trouve des chambres en ville.

Par ailleurs, la “villa Séchet” appelée le “château” ou la “Motte-Rouge”, en face de l’école, accueille des classes : Cours Secondaire du Premier Cycle (classes de 6è, 5è, 4è, 3è), avec sections Classique (latin-grec) et Moderne (anglais-italien).

« Il y avait des cours qui se déroulaient dans la maison Séchet.” 1940-42) en face l’école, (la Rouge-Motte) »

En 1941, l’abbé Bazin tente d’ouvrir, sans succès, des classes secondaires jusqu’en philosophie.

« L’abbé Bazin avait décidé de transformer son école primaire et son collège allant jusqu’au brevet, en un centre d’enseignement libre conduisant au bachot. Ce n’était pas simple car si, en cette période où l’on fuyait les villes, cela pouvait correspondre à un besoin, encore fallait-il fusionner des jeunes venant de milieux aussi différents que des réfugiés parisiens, des fils de châtelains et des enfants de paysans sélectionnés à la sortie du primaire pour en faire des prêtres ou à la rigueur des militaires. Ces derniers de surcroit, venant d’un primaire un peu prolongé, pouvaient avoir deux ou trois ans de plus que certains, comme moi-même, destinés dès le départ à tenter le bachot…Malheureusement en 1942, je dus partir. Le diocèse décida que le Sacré-Cœur devait s’arrêter au brevet et j’allais passer en seconde. On considéra qu’en poussant jusqu’au bachot, l’école faisait tort au Petit Séminaire de Flers. L’abbé Bazin payait ainsi son succès » (1940-1942)

  L’accueil des réfugiés n’est pas la seule marque de solidarité du Sacré-Cœur pendant la guerre. On relève de véritables actes de résistance.

« En 1940, j’ai vu la Cour du Sacré-Cœur pleine de prisonniers français (plusieurs centaines) que les Allemands embarquaient en Allemagne, l’abbé Bazin a du en soustraire quelques uns. » (1935-43)

« Des soldats français prisonniers étaient parqués dans la salle Foch, notre directeur, l’abbé Bazin, les a aidés à s’évader en leur procurant des habits civils. Ils ont fui à travers champs vers Céaucé pour gagner la zone libre. » (1940-1944)

  Pendant la guerre, l’école permet à des professeurs d’échapper au service du travail en Allemagne grâce à de fausses pièces d’identité.

« J’ai entendu dire par des témoins dignes de foi qu’il (l’abbé Bazin) hébergeait de jeunes professeurs en âge d’être envoyés au service obligatoire (STO). Il avait établi un code par lequel il était convenu que s’il venait à recevoir dans son bureau des officiers allemands, un élève était appelé auquel il enjoignait de sonner la récréation : un coup si un des professeurs était recherché, deux coups pour un autre et ainsi de suite. L’enseignant concerné disparaissait aussitôt par la porte de derrière. » (1940-1942)

« Les hommes composant le corps enseignant n’étaient pas toujours en situation régulière vis-à-vis de la police surtout allemande, tel mon frère André, évadé du camp d’Hennebont en Bretagne. » (1941-1945)

« Il y eu des profs, je crois surtout en anglais, que l’on ne verra jamais en photo, et pour cause, c’étaient des maquisards accueillis par l’abbé Bazin…Au mois de juillet-aout 1944, j’étais à la campagne, réfugié chez un oncle. Il avait entendu à la radio que les armées alliées avançaient vers Domfront. Par on dit, on avait appris qu’il y avait des éclaireurs du côté de Loré. Mon cousin, un peu plus âgé que moi, décide d’aller voir. Nous arrivons devant l’église de Loré. Deux jeeps avec des militaires casqués regardant leurs cartes dépliées sur les genoux. Mon cousin me pousse du coude et me dit « Toi qui parles l’anglais, va voir s’ils cherchent quelque chose ! » Je m’approche et sagement je balbutie « Where do you go ? » Un militaire lève la tête, me regarde, enlève son casque et dans un éclat de rire, me réponds « C’est bien, mon petit Jean Vannier, tu as bien suivi tes cours d’anglais mais tranquillise toi, on n’est pas perdus. » C’était mon prof d’anglais maquisard qui escortait les armées américaines de libération. » (1942-1945)»

  Il est manifeste que l’abbé Bazin et le personnel de l’école ont choisi le camp de la résistance.

« Pas question de problème juif, pas d’antisémitisme par conséquent. Pas d’information concernant l’existence des camps de concentration ; en bref, pas d’intervention sur ces terrains à l’école. » (1942-1945)

« Nous n’avons été l’objet d’aucune tentative d’inculcation des valeurs prônées par Vichy. Nous n’avons jamais chanté « Maréchal nous voilà », ni porté la francisque, laquelle ne nous a jamais été proposée. » (1942-1945)

  La vie quotidienne devient plus difficile.

« La guerre est toutefois présente, durant l’année 1943-1944, du fait des injonctions de la défense passive, le soir, dans le dortoir des petits, par crainte des avions, la lumière des fenêtres était occultée par l’installation de panneaux amovibles en bois, garnis de papier goudronné. Durant l’année scolaire 1944-1945, nous avons vécu des moments difficiles d’angoisse et de peur. De fréquentes coupures d’électricité bouleversaient le quotidien, cet hiver là. Le soir, au sortir du réfectoire, nous allumions nos lampes de fortune pour nous éclairer dans l’escalier et le dortoir. Il s’agissait de boites vides de cirage que nous emplissions de beurre et munissions d’une petite mèche. » (1942-1945)

  A la veille du Débarquement, les Alliés bombardent Domfront. Les toitures, fenêtres, cloisons de l’école ne résistent pas aux bombardements. La chapelle est épargnée mais un employé de maison a été tué.

« Mai 1944, nous sommes en étude dans les plus anciens bâtiments, en briques rouges, les avions passent continuellement. Soudain, sifflement venu d’un avion qui vise sa cible, un bruit terrible,. « Tous sous vos tables », crie le surveillant. Nous nous exécutons, la fenêtre, proche de nom bureau, tombe dessus. « A quatre pattes, suivez-moi ! ». Les uns derrière les autres, au milieu des gravas, nous descendons dans les sous sols où nous rejoignons les autres élèves. Nous sommes dans le noir, des éclairs accompagnant les bombardements illuminent les visages. Nous disons des actes de contritions sans discontinuer, l’abbé Bazin récite des absolutions. Le temps parait long, le bruit des sifflements, des bombardements s’arrête soudain. Grand silence, on entend les avions qui s’éloignent. Encore choqués, nous sortons, stupéfaction, une bombe est tombée tout près et le corps du jardinier, Monsieur Sigwald, git près de l’entrée de la cave. Il n’a sans doute pas eu le temps de nous rejoindre. » (1942-1945)

« Après les bombardements, nous avions comme éclairage le soir, une pétoche, une patate, on faisait un trou, un bout de laine comme mèche, un peu de saindoux et on s’éclairait avec ça. » (1943-1945)

A la Libération, il faut tout remettre en état. Pour cela, on organise à nouveau des kermesses sous les sapins pour trouver l’argent nécessaire à la remise en marche de l’école.

« Aout 1944, Domfront est libéré, l’abbé Bazin m’invite à l’aider à préparer la rentrée. Je rejoins d’autres bonnes volontés. Nous rebouchons les trous de bombes dans la cour, les troupes en se retirant ont laissé beaucoup de matériel, nous cherchons des jerricans, que nous remplissons d’eau et comme ça fait volume, les trous sont bouchés plus vite.Et les dortoirs ? L’abbé Bazin reçoit des autorités la permission d’aller dans les hôtels de Bagnoles chercher des lits (peut-être ceux qui avaient été pris par les Allemands) ; nous chargeons au maximum dans un camion prêté pour la circonstance. » (1942-1945)

« Le 8 mai 1945, l’abbé Bazin nous a tous réunis dans une salle pour entendre le discours de Churchill célébrant la victoire ; il nous a annoncé que nous étions, à l’instant même, libres de prendre un congé exceptionnel. Sans plus attendre, mon frère et moi, nous nous sommes rendus à pied à Lonlay l’Abbaye, en musardant. » (1942-1945)

De 1945 à nos jours

La guerre est finie, la vie reprend son cours. Le patronage, la salle Foch, a été aménagé en salles de classe. En 1946, l’abbé Lebascle et l’abbé Champ viennent renforcer l’équipe éducative.

En application de la loi scolaire de 1959, sont signés deux contrats simples : l’un pour le primaire, l’autre pour le secondaire.

En 1962, l’abbé Bazin malade doit abandonner la direction de l’école mais il continue d’y enseigner jusqu’en 1966. L’abbé Lebascle assure l’intérim avant l’arrivée de l’abbé Letellier comme nouveau directeur.

En 1965, la mixité est établie par fusion des classes de l’Ange-Gardien qui accueillait les filles et du Sacré-Cœur, où étaient les garçons. Désormais, à l’Ange-Gardien sont accueillis les élèves du primaire tandis que le Sacré-Cœur est dédié au collège.

Quelques aménagements sont cependant nécessaires, notamment un préau et une cour pour les jeunes filles qui restent séparées des garçons pendant les récréations.

En 1965, une Amicale est créée. Les anciens élèves de l’école prendront l’habitude de se retrouver jusqu’en 1980.

En 1966, l’abbé Bazin meurt. Ses obsèques sont l’occasion d’un bel hommage :
Le Publicateur retrace la vie de celui qui passa 40 ans de sa vie au Sacré-Cœur :

En 1967, un contrat d’association est obtenu pour l’ensemble des classes secondaires du Sacré-Cœur.

Les effectifs augmentent :
115 élèves en 1965, 1ère année de la mixité
315 élèves en 1971 (162 garçons, 153 filles)

Il faut étendre l’établissement. Un terrain de 4000 m² est acheté.

En 1971, une salle de sports est construite dans le prolongement de l’ancien patronage en empiétant sur le jardin. Des sanitaires sont également aménagés entre la cave et le préau.

En 1973, quatre classes sont construites derrière le bâtiment en briques, perpendiculairement à celui-ci. Une salle est réservée à l’audiovisuel car il faut rendre l’enseignement plus vivant.

La cour a été goudronnée pour la première fois vers 1975, les tilleuls ont remplacé les sapins. Les élèves apprécient leur ombre quand viennent les beaux jours. Le dernier sapin a été abattu en 1976 car il menaçait de tomber sur la route.

Il y avait un jardin à l’emplacement de la salle de sport jusqu’à la route. On y cultivait jadis des légumes.

En 1976, le collège compte 390 élèves, c’est l’apogée.

En 1980, deux laboratoires de sciences naturelles et de sciences physiques sont aménagés sous la salle de sport, le plafond n’y est pas très haut.

En 1981-1982, la chapelle est partagée en deux, une partie est conservée pour les temps de prière, de catéchèse, l’autre servira de salle de classe.
Cette classe deviendra salle d’informatique en 1985, date à laquelle les premiers ordinateurs arrivent au Sacré-Cœur.

En 1985, les deux cours sont goudronnées. Elles ont été goudronnées pour la dernière fois en 1996.

Au fil des ans, les internes sont de moins en moins nombreux, en revanche, les effectifs restent élevés.
En 1989 trois nouvelles salles sont aménagées. L’internat ayant disparu, le dortoir a pu être transformé pour accueillir plus d’élèves. Il y a désormais15 classes au collège.

En 1990, Mme Davière prend la direction de l’école où elle enseignait depuis dix ans. Elle aidait déjà l’abbé Letellier depuis plusieurs années.

De 1991à 1993 ont lieu les dernières étapes des aménagements et des constructions sont édifiées.
En 1991, un bâtiment de quatre classes est construit à l’extrémité de la salle de sports, ce sont les salles Alexandre Letellier.

En 1992-1993, les cuisines sont modernisées, le réfectoire est agrandi, un self-service est mis en place. Les fresques qui décoraient le réfectoire ont été recouvertes lors des derniers travaux. Il en reste heureusement quelques photos.

Il reste encore des fresques sur le mur du vestiaire de sport (le cirque) et près des toilettes des filles.

    « J’ai dessiné la femme qui boit un cocktail sur le mur avant les toilettes des filles. » (1987-1990)

Les salles de technologie et de musique seront aménagées au dessus du réfectoire.
Un véritable CDI (Centre de Documentation) est aménagé en avant du réfectoire. C’est un vaste local bien équipé où ordinateurs et Internet sont très appréciés des élèves.

Un foyer pour les élèves a été ouvert dans la partie la plus ancienne de l’école : baby-foot et billards ont remplacé les bureaux et le petit CDI qui s’y trouvaient.

En 2002, M. Laguérie, nouveau directeur installe une nouvelle salle informatique équipée d’ordinateurs performants.
Il utilise le local au sous-sol, autrefois salle de travaux manuels puis CDI, sombre et un peu humide, pour en faire un atelier mobylette, où les élèves passionnés bricolent.

Au cours de ces dernières années, les salles, couloirs ont été rénovés, des fenêtres ont été changées, le coin salle des professeurs a été entièrement rénové. Salle de réunion, salle des professeurs, infirmerie ont été aménagées là où autrefois se trouvaient les chambres pour les professeurs.

En 2007, M. Lerevenu a remplacé M. Laguérie. Quelles nouveautés apportera t-il ?

Que de changements en un siècle : plus de salles, plus de confort, des salles spécialisées (anglais, informatique, technologie, musique, sciences naturelles, sciences physiques, CDI), un self.

Ces vieux locaux bien rénovés ont su garder leur âme et les anciens ont toujours plaisir à revenir dans ces lieux qui ont marqué leur enfance.